BP Breakfast Conference on the Future for Energy – 15th December 2017

The Future for Energy

On 19th December 2017, the Chamber had the pleasure of welcoming Peter Mather, Group Regional President, Europe and Head of Country, UK at BP, who spoke about BP’s thoughts on the future of energy.

Peter outlined the current situation in the oil and gas industry, remarking that the movement in oil price is not quite as globally significant as before.

Peter argued that in 100 years’ time there will still be enough oil and gas to supply our demand thanks to alternative energies, as well as increased efficiency and new sources of oil and gas.

We are at a “turning point in energy”. We thought the world would have taken more steps towards non-carbon sources by now, however the financial crisis made this a lower priority.Although not there yet, the shift to low-carbon is going to happen. Low carbon or renewable energies are becoming more competitive and thus government subsidies are diminishing because of their demand.

Peter explained that renewable energies have become real alternatives, with economic credibility, public approval and government backing, but that energy doesn’t change overnight.Therefore in BP’s Energy Outlook 2035, they predict that whilst hydrocarbons are becoming the slowest growing fuel, they will continue to be important, with gas as the fastest growing hydrocarbon.

BP predicts that the world economy will double, and that while the population will dramatically increase, several billion people will come out of poverty as “energy is one of the main ways that people are lifted out of poverty”.

Peter spoke about electric vehicles. He explained that in 2015 there were around 1 million electric vehicles in the world. This is likely to rise to between 100 million and 300 million by 2035. Despite meaning a decrease in demand for oil, BP believes there will only be a 3% or 4% dip in the industry as oil demand doesn’t just depend on cars.

Peter described BP’s strategy: the focus will be on gas (60% gas, 40% oil until around the end of the decade), advantaged oil, venturing and low carbon, as well as modernizing the group through digital technology etc.

Peter explained that nuclear power also has a role to play. His thoughts were that nuclear has its challenges, however the world needs nuclear and overall BP estimate that ½ of the 1/3 increase in energy consumption previously spoken of will be renewable energies, including nuclear.

Despite the fact that the low-carbon agenda will be a main focus for BP he confirms that hydrocarbons will still play a big role.He states that it is all about “evolution not revolution”, and therefore for BP at the moment, fuels such as gas which have lower-carbon possibilities are not seen as a “transition fuel” but rather “a destination fuel”.

In terms of Brexit, BP was in favour of Remain. However he did express that Brexit is not an existential threat to BP. What business now wants is certainty through an appropriate deal for the future UK-EU relationship.

Interview with Jean-Nicolas Cloué – Président BP France and Olivier Campenon, President of the Chamber 

OC –Jean-Nicolas, bonjour et merci de nous accorder un peu de votre temps aujourd’hui. Avant de parler de l’avenir, quel bilan tirez-vous de l’année 2017 ?

JNC –2017 restera une année très importante pour BP avec d’une part l’ouverture de 7 projets majeurs dans l’upstream (l’Exploration-Production) qui, à terme, représenteront une augmentation de notre production de plus de 10 %, et d’autre part sur le plan de la Sécurité qui reste la première de nos priorités.

OC – C’est une excellente nouvelle et nous vous en félicitons. Ce tableau prometteur est-il à l’identique en France ?

JNC –Oui la France est complètement en phase avec le reste du Groupe même si toutes les activités de BP n’y sont pas présentes. Par exemple, il n’y a pas d’upstreamni de raffinerie BP en France. De même, les stations-service BP font l’objet d’un contrat de license de marque depuis fin 2010. Nous sommes donc principalement une société de marketing, essentiellement dans des activités Business To Business (B2B). Vous l’ignorez peut-être mais 5 à 10% de tous les carburantsvendus sur le marché français le sont par BP et parfois un peu plus si vous prenez l’avion !

OC – Vous êtes et restez un acteur clé de l’énergie. Il y a quelques semaines se tenait un sommet sur le climat à Paris : comment vous positionnez-vous sur ce sujet si sensible et parfois polémique ?

JNC –Nous n’avons pas attendu la COP21 ou la COP23 pouragir dans le domaine environnemental, et BP a été une des premières sociétés à assumer son rôle en la matière. J’en veux pour exemple les nombreux développements et investissements réalisés dans le domaine des Biocarburants  depuis 10 ans déjà.

Ce que nous observons aujourd’hui est surtout une prise de conscience chez le consommateur et nous souhaitons l’accompagner dans tous les changements nécessaires à la fois vis-à-vis des défis environnementaux ou de la qualité de l’air mais aussi de la croissance de la population ou de la prise en compte des nouveaux modes de mobilité.

OC- Sur les énergies renouvelables, pensez-vous qu’une énergie puisse émerger plus que les autres ?

JNC – On devrait assister à une évolution vers plusieurs types d’énergie en fonction des utilisations. Ainsi, depuis plusieurs décennies, le pétrole répondait à toutes les besoins que ce soit pour un automobiliste faisant 5kms par jour ou au contraire 500kms par jour. L’avenir est à la différentiation et à une pluralité des énergies en fonction de chaque utilisation : l’électricité ben sûr mais aussi toujours le pétrole et le gaz !Le Groupe BP a toujourqs regardé les tendances du marché (NDLR notamment au travers de l’EnergyOutlook dont la prochaine édition sera disponible début Février). BP investira là où cela sera cohérent avec notre stratégie et donc aussi en fonction du modèle économique qui reste à affirmer dans certains domaines.  Par exemple, nous sommes un des premiers acteurs de l’Eolien aux États Unis, mais aussi nous sommes producteur d’Ethanol au Brésil, de la coupe de la canne à sucre jusqu’au produit final.

OC – et vous venez d’annoncer un investissement dans le solaire

JNC –Oui. En fait nous revenons dans le solaire mais différemment de ce que l’on avait fait il y a une quinzaine d’années, quand nous produisions des panneaux solaires. Aujourd’hui, il s’agit d’investir dans plusieurs projets et pilotes pour affermir notre stratégie que nous clarifierons dans le premier semestre de cette année. C’est un défi important et BP a prouvé qu’il savait relever les défis.

OC –Nous sommes donc dans une période charnière pour le secteur de l’énergie. L’Oil&Gaz a-t-il encore beaucoup d’année devant lui ?

JNC –Oui ! Nous sommes à l’aube d’une révolution mais cette révolution se fera sur plusieurs dizaines d’années. Le pétrole et le gaz sont en effet des solutions économiques et le resteront. D’autres énergies commencent maintenant à être plus accessibles et le problème environnemental nous force à réfléchir sur l’avenir parce que c’est ce que nous laissons à nos enfants et petits-enfants. Il faut que nous développions de nouvelles solutions technologiques mais aussi de nouveaux modèles économiques. Les idées sont déjà là, la technologie aussi parfois, mais souvent le modèle économique doit encore progresser car beaucoup reposent encore sur des subventions publiques pour leur développement. Cela prendra du temps, notamment au niveau des infrastructues.  Nous allons passer d’une mono énergie pour tous les usages à plusieurs  énergies mais une part importante continuera d’être assurée par le Pétrole et le Gaz.

OC –Si vous me permettez une dernière question sur la relation franco-britannique : êtes-vous inquiet des retombées du Brexit ?

JNC –Le domaine de l’énergie est généralement un domaine stratégique pour l’agenda des pays et Il y a des sensibilités différentes. Le groupe BP est présent dans une bonne centaine de pays dans le monde, que ce soit au travers de nos activités upstream mais aussi downstreamcarburants ou lubrifiants à la marque BP ou Castrol par exemple. Bien sûr notre siège mondial est à Londres mais nous sommes une société internationaleetl’immense majorité de nos activités n’est pas liée au Royaume-Uni.

Le Brexit est évidemment quelque chose que l’on regarde avec attention mais qui ne va pas a priori bouleverser, ni nos clients, ni nos stratégies financières.

Nous sommes une Société internationale mais nous ne renions pas les gènes anglais de la « British Petroleum »!  C’est une force comme la pluralité de nos équipes qui nous aident chaque jour à relever de nouveaux défis.

OC –Je vous remercie et vous souhaite une très bonne année 2018 !

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