Brexit Update – Thierry Drilhon, Président

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Nous en sommes sûrs maintenant : le Royaume-Uni quittera l’Union européenne (UE) le 29 mars 2019 à minuit heure du continent. Toutefois, une période de transition, jusqu’à fin 2020, a été convenue. Cet accord offre aux entreprises un répit pour s’adapter bien que nous ne sachons toujours pas quelles seront les modalités concrètes de la sortie du Royaume-Uni.

Le contenu des relations commerciales futures reste à négocier. Pour les entreprises, cette incertitude porte sur plusieurs questions essentielles : les droits de douane, les contrôles aux frontières, le régime des services (notamment financiers), les normes et réglementations (propriété intellectuelle, autorisations de mises sur le marché pour les produits pharmaceutiques, etc.), l’accès aux financements européens (régions, R&D, innovation, etc.), la protection et les échanges de données, la mobilité des personnes, etc. Il est donc nécessaire pour les entreprises de se préparer et, pour cela, le MEDEF a publié un guide du Brexit à destination des entreprises françaises.
http://www.medef.com/fr/content/guide-brexit-pour-les-entreprises

Pour les entreprises qui travaillent avec le Royaume-Uni, il y a d’ores et déjà trois certitudes :
 L’accord de mars 2019 confirme que le Brexit aura bien lieu et que le Royaume-Uni quittera l’Union européenne.
 Toutes les entreprises françaises et européennes qui ont des échanges commerciaux avec le Royaume-Uni, seront affectées. Certes, l’impact variera selon la nature des affaires et du secteur d’activité. Mais, ce qui est certain, c’est qu’il y aura des conséquences et, même voire lourdes si elles ne sont pas anticipées.
 La période de transition offre, bien entendu, un court répit dans le temps. C’est pourquoi, il est indispensable pour les entreprises de se préparer, c’est à dire d’identifier les impacts potentiels et de définir les réponses adéquates. Il convient d’en limiter les conséquences.

Récemment, les discussions sur la possibilité d’un résultat sans accord sont devenues un sujet de discussion important.

La pression sur le Premier Ministre, Theresa May, s’est accrue depuis que le ‘pro-Brexiter’ David Davis a démissionné de son poste de secrétaire de Brexit, suivi de Steve Baker et Boris Johnson. Boris Johnson a démissionné de son poste de secrétaire d’État aux affaires étrangères en raison d’un conflit au sujet des ‘soft Brexit plans’ de May.

Le nouveau Ministre des Affaires Etrangères, Jeremy Hunt, a, quant à lui, une position plus pragmatique et pro business sortant ainsi du dogmatisme de Boris Johnson. En tant que Président de notre Chambre, nous nous sommes rencontrés fin juillet avec Jeremy Hunt et j’ai ainsi pu, en votre nom, faire passer nos messages constatant ainsi un parfait alignement avec le Ministre anglais. Une nouvelle rencontre est prévue en septembre/octobre.

May s’efforce d’obtenir un Brexit plus doux grâce à son plan « Chequers ». May souhaite effectivement maintenir des liens étroits avec l’UE dans certains domaines, comme la poursuite des échanges commerciaux pour la fabrication de produits agricoles après Brexit et l’accès des migrants qualifiés aux emplois au Royaume-Uni. Pourtant, Dominic Raab, nouveau secrétaire de Brexit, déclare que le Royaume-Uni est prêt à se retirer des négociations et à accélérer les préparatifs en vue d’un ‘no deal’ Brexit. Un ‘no deal’ Brexit aurait des conséquences majeures pour le Royaume-Uni. Des documents ont récemment été publiés et d’autres à venir, exposant les principales conséquences d’une absence d’accord Brexit.

Le Conseil Européen d’octobre approche à grand pas et il est dans l’intérêt des deux parties de trouver un accord bénéfique qui permettra aux entreprises de continuer à travailler ensemble.

La place grandissante de l’Europe nécessite absolument une France forte, un Royaume-Uni fort et une Allemagne forte. Pour les jeunes générations, nous nous devons de réussir cette construction européenne.

Thierry Drilhon
Président

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