
- Selon de nouvelles données d’enquête, la part des entreprises déclarant une augmentation de leurs commandes à l’exportation est tombée à 21 % au T4 2025, contre 31 % au T2 2018.
- Par ailleurs, 50 % indiquent qu’il n’y a pas eu de changement, tandis que 28 % font état d’une baisse.
- Les petites et moyennes entreprises ont été beaucoup plus durement touchées que les grandes, avec seulement 19 % des PME déclarant une hausse des commandes, contre 39 % des entreprises de plus de 250 salariés.
De nouvelles données issues d’une enquête menée auprès de plus de 2 000 exportateurs par l’Insights Unit des British Chambers of Commerce mettent en évidence de manière frappante l’impact du Brexit, du Covid, des guerres et des droits de douane sur les exportations britanniques. Les données ont été collectées entre le 10 novembre et le 8 décembre 2025.
À l’approche du sixième anniversaire du Brexit, le 31 janvier, les résultats du Trade Confidence Outlook soulignent également l’urgence de concrétiser la « réinitialisation » des relations avec l’UE.
L’Insights Unit a constaté que, globalement, 21 % des exportateurs ont signalé une hausse de leurs ventes à l’export, tandis que 28 % ont fait état d’un recul et 50 % n’ont observé aucun changement.
Les micro-exportateurs comptant moins de 10 salariés s’en sortent encore moins bien : seuls 17 % ont déclaré une augmentation des commandes à l’export au T4 (contre 16 % au T3), 30 % ont signalé une baisse et 53 % n’ont constaté aucun changement.
À l’inverse, 39 % des grands exportateurs, employant plus de 250 personnes, ont enregistré une hausse des commandes à l’étranger (42 % au T3), 14 % ont signalé une diminution et 47 % ont indiqué n’avoir observé aucun changement.
La situation contraste fortement avec celle du T2 2018, lorsque 31 % de l’ensemble des entreprises enregistraient une hausse des commandes (contre 21 % au T4 2025), 55 % n’observaient aucun changement (50 % au T4 2025) et 14 % faisaient état d’une baisse (28 % au T4 2025).
Depuis le T2 2018, la proportion d’entreprises déclarant une augmentation des commandes n’a jamais dépassé 28 %, pas même lors de la réouverture de l’économie mondiale après la pandémie. Depuis le T3 2024, elle s’établit en moyenne à seulement 22 %.
William Bain, responsable de la politique commerciale à la BCC, a déclaré :
« Pour les petites entreprises, les sept dernières années ont été parmi les plus difficiles jamais connues pour tenter de développer les exportations. La situation a commencé à se dégrader lorsque les implications commerciales du Brexit sont devenues évidentes en 2018, et elle est restée morose depuis lors. Une succession de chocs supplémentaires – le Covid, les guerres, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les droits de douane – a transformé l’exportation en une lutte de plus en plus ardue, où la pente ne cesse de se raidir. Le voyage du Premier ministre en Chine et les progrès réels accomplis l’an dernier dans les accords commerciaux avec les États-Unis, l’UE et l’Inde montrent que le gouvernement comprend les difficultés. Mais il faut désormais se concentrer résolument en 2026 sur la mise en œuvre de ce qui a été convenu. Le rapport de la BCC sur la réinitialisation des relations avec l’UE expose très clairement les grands enjeux qui doivent être traités avant la fin de l’année. »
Le rapport de la BCC sur la « réinitialisation » UE-Royaume-Uni contient 25 recommandations visant à améliorer les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’UE à court, moyen et long terme.
Ses cinq principales propositions pour les discussions en 2026 sont les suivantes :
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Négocier un accord SPS approfondi (produits animaux et végétaux) afin de supprimer les certificats sanitaires à l’exportation
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Finaliser la liaison entre les systèmes d’échange de quotas d’émissions du Royaume-Uni et de l’UE afin d’exempter les marchandises des mécanismes d’ajustement carbone aux frontières
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Mettre en place un dispositif de mobilité des jeunes
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Garantir la pleine participation du Royaume-Uni à SAFE, l’initiative européenne de financement de la défense
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Renforcer la coopération en matière de TVA et simplifier les procédures douanières afin de réduire les coûts commerciaux


