20 mai 2026

En réaction aux derniers chiffres de l’inflation publiés ce matin par l’Office national des statistiques, Caterina Batog, analyste en recherche et économie à la Chambre de commerce britannique (BCC), a déclaré : 

« Le ralentissement de l’inflation à 2,8 % en avril est probablement un phénomène temporaire lié au calendrier de certaines modifications de prix, plutôt qu’un signe annonciateur de la tendance à venir. Les principaux facteurs à l’origine de ce ralentissement sont liés à la baisse du coût des voyages à forfait et des billets d’avion, ainsi qu’à la réduction des factures d’énergie due au plafonnement des prix. Cependant, les carburants ont connu une hausse substantielle et cette baisse globale a peu de chances de se maintenir car les pressions sur les coûts liées au blocus du détroit d’Ormuz continuent de se répercuter.

« Les données de la BCC suggèrent que les entreprises s’inquiétaient déjà des coûts avant que le conflit au Moyen-Orient n’éclate. Elles montrent que 73 % des entreprises s’inquiétaient déjà des coûts de main-d’œuvre, qui les obligeaient à augmenter leurs prix, tandis que 52 % citaient les factures d’énergie. La baisse de l’inflation observée aujourd’hui ne devrait pas inciter la Banque d’Angleterre à envisager de nouvelles baisses des taux d’intérêt. L’évolution du conflit en Iran et les prix de l’énergie seront des facteurs clés pour déterminer la prochaine décision de la Banque.

« Une baisse des taux risque d’ancrer l’inflation, mais à un moment où la confiance des entreprises est déjà en berne, les maintenir à un niveau élevé plus longtemps pourrait exercer une pression supplémentaire sur ces dernières. Le gouvernement doit prendre des mesures décisives pour montrer qu’il comprend la réalité économique à laquelle sont confrontées les entreprises. Il doit alléger la charge financière qui pèse sur elles, notamment en prenant des mesures pour réduire les taxes sur la facture d’électricité et en réformant la taxe foncière des entreprises. À plus long terme, le Royaume-Uni ne pourra renforcer sa résilience qu’en débloquant davantage d’investissements, en stimulant les exportations et en exploitant le potentiel de productivité de l’IA. »

Pour plus d’informations sur les données de l’ONS, cliquez ici.

Source : https://www.britishchambers.org.uk/