
Réagissant aux dernières données de l’ONS sur le marché du travail, Patrick Milnes, responsable de la politique en matière d’emploi et de main-d’œuvre à la British Chambers of Commerce (BCC), a déclaré :
« Bien que le taux de chômage soit resté stable à 4,9 %, ce chiffre ne doit pas masquer les difficultés plus larges qui affectent le marché de l’emploi britannique.
« La confiance des entreprises est à son plus bas niveau depuis la pandémie et la pression qui pèse sur leurs finances ne montre aucun signe d’apaisement.
« Après l’annonce, la semaine dernière, que les modifications envisagées concernant les contrats zéro heure pourraient coûter près de 3 milliards de livres aux entreprises, nombre d’entre elles vont réévaluer leurs projets de recrutement.
« Les dernières prévisions économiques de la BCC indiquent que le chômage pourrait atteindre 5,2 % d’ici Noël, tandis que le chômage des jeunes pourrait grimper à 17 %, les entreprises continuant de subir la pression liée au niveau élevé des coûts de main-d’œuvre.
« Andy Burnham a évoqué un nouveau pacte en matière d’éducation ainsi que des changements concernant les dispositifs d’apprentissage. Mais si les entreprises n’ont pas les moyens d’embaucher, les progrès seront lents. L’ONS indique que le ralentissement des recrutements au sein des PME constitue le principal facteur de la baisse du nombre de postes vacants.
« Le calculateur de coûts de la BCC montre que les coûts supportés par une PME moyenne ont augmenté de plus de 70 % au cours des dix dernières années, sous l’effet des politiques mises en œuvre successivement par les gouvernements.
« Il faut désormais faire beaucoup plus pour renforcer la confiance des entreprises et relancer les recrutements en s’attaquant aux pressions qui pèsent sur leurs coûts, notamment en prévoyant une exonération temporaire des cotisations patronales d’assurance nationale pour les moins de 25 ans. »
Les données détaillées sur le marché du travail sont disponibles sur le site de l’ONS.

