9 septembre 2026

La British Chambers of Commerce (BCC) appelle le Chancelier de l’Échiquier, John Healey, à « soutenir les entreprises, réduire les coûts et favoriser la croissance » dans le cadre de sa première présentation budgétaire.

Alors que les études de la BCC montrent une confiance des entreprises fragile, sa contribution au Budget demande au Chancelier de donner aux entreprises la « marge de manœuvre » dont elles ont besoin pour créer des emplois, investir et se développer.

La BCC recommande trois mesures immédiates, financièrement responsables :

  • Réduire les cotisations patronales à l’Assurance nationale (National Insurance) pour tous les salariés de moins de 25 ans, afin de contribuer à résoudre la crise de l’emploi des jeunes, en finançant notamment cette mesure par le remplacement du mécanisme de « triple verrou » des retraites (pensions triple lock).
  • Mettre en place un dispositif ciblé de réductions fiscales afin d’alléger les pressions liées aux coûts de l’énergie et aux taxes professionnelles pour toutes les entreprises. Cela devrait notamment inclure une prise en charge par l’État de 75 % de la Renewables Obligation applicable aux entreprises, ainsi qu’une réduction de l’ensemble des coefficients utilisés pour le calcul des taxes professionnelles (rateable value multipliers).
  • Rétablir un dispositif d’accompagnement à l’exportation cohérent et déployé localement, afin d’aider davantage de PME à se développer à l’international et à stimuler la croissance.

Prises ensemble, ces mesures permettraient de réduire immédiatement les coûts des entreprises, de débloquer les investissements et de générer davantage de recettes fiscales grâce à une croissance plus forte.

Les études de la BCC, menées auprès de milliers d’entreprises à travers son réseau de Chambres de commerce, mettent en évidence le problème auquel le Chancelier doit s’attaquer. Notre analyse montre que les politiques nationales ont entraîné une hausse de plus de 70 % des coûts cumulés (cost stack) supportés par une PME type au cours de la dernière décennie. Environ un quart de cette hausse est intervenu depuis le Budget de 2024.

L’impact de cette augmentation des pressions sur les coûts sur le comportement des entreprises est considérable. La dernière enquête économique de la BCC révèle que seulement 17 % des PME prévoient d’augmenter leurs investissements ce trimestre, soit le niveau le plus faible enregistré depuis la pandémie.

Parallèlement à ces mesures immédiates, la BCC appelle également le Chancelier à présenter une feuille de route de réforme à moyen et long terme. Ce plan devrait se concentrer sur trois domaines :

  • Investir dans les compétences et les talents afin d’améliorer les compétences et la productivité ;
  • Offrir davantage de visibilité sur la mise en œuvre et les résultats des investissements du secteur public ;
  • Établir une feuille de route pour la réduction de la fiscalité afin d’encourager l’investissement du secteur privé.

La BCC estime également que le gouvernement doit veiller à ce que la décentralisation des compétences fiscales contribue à la croissance. Elle lancera dans les prochaines semaines « une vision des entreprises » pour la décentralisation fiscale. Le réseau des Chambres de commerce se tient prêt à travailler avec le gouvernement alors que de nouvelles compétences sont progressivement transférées aux territoires à travers le Royaume-Uni.

Shevaun Haviland, Directrice générale de la British Chambers of Commerce, a déclaré :

« Nous savons que le gouvernement se trouve dans une situation budgétaire extrêmement contrainte et que ses marges de manœuvre sont limitées. Mais soutenir les entreprises ne signifie pas simplement engager des dépenses : cela génère des retombées économiques essentielles. Réduire les pressions sur les coûts donnera aux entreprises la marge de manœuvre nécessaire pour créer des emplois, investir et se développer.

« Aujourd’hui, trop d’entreprises sont freinées par des factures toujours plus élevées. Nos recherches montrent que les coûts imposés aux entreprises par les politiques nationales ont augmenté de plus de 70 % au cours de la dernière décennie.

« Le Chancelier doit profiter de son premier Budget pour réduire le coût de l’activité économique, afin que chacun puisse bénéficier des retombées économiques qui en découlent. Augmenter encore la fiscalité pesant sur les entreprises serait une véritable fuite en avant et le moyen le plus rapide de détruire la confiance des entreprises.

« Nous avons besoin de mesures immédiates pour aider les jeunes à accéder à l’emploi, réduire les taxes professionnelles et les coûts de l’énergie, mais aussi aider davantage de PME à exporter. Prises ensemble, ces mesures peuvent, selon nous, contribuer à déclencher une dynamique de croissance plus forte.

« Le Chancelier doit également présenter des mesures de long terme visant à stimuler l’investissement, les compétences et la productivité à travers le Royaume-Uni. Notre réseau de Chambres est profondément ancré dans les territoires : ses membres connaissent leurs économies locales et souhaitent travailler avec le gouvernement pour faire de la décentralisation une réussite.

« Les choix favorables à la croissance n’ont jamais été aussi urgents. Le Chancelier doit soutenir les entreprises, réduire les coûts et favoriser la croissance. »

Un résumé des propositions de la BCC pour le Budget est disponible ici.

Source: https://www.britishchambers.org.uk/