
En réaction à la décision de la Banque d’Angleterre concernant les taux d’intérêt, David Bharier, directeur de la rechercheau sein des Chambres de commerce britanniques (BCC), a déclaré :
« Le maintien du taux d’intérêt à 3,75 % est une décision de bon sens, compte tenu des chiffres de l’inflation publiés hier, meilleurs que prévu, et de la baisse des cours du pétrole suite à la signature d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran.
« Le coût d’une erreur est bien plus élevé qu’il ne l’était lors de la crise inflationniste de 2022. À l’époque, la Banque menait une politique de resserrement face à une économie en surchauffe après la pandémie. Aujourd’hui, la croissance est faible, le marché du travail s’assouplit et le taux d’intérêt est déjà restrictif.
« Si le cessez-le-feu tient et que le détroit d’Ormuz rouvre complètement, la baisse des prix du pétrole devrait contribuer à compenser la flambée de l’inflation attendue plus tard dans l’année.
« Mais la prudence reste de mise : les pourparlers de paix peuvent rapidement capoter, et un effort de reconstruction majeur est nécessaire pour réparer les infrastructures et les chaînes d’approvisionnement endommagées.
« Nos études montrent que les coûts salariaux restent la principale source de pression citée par les entreprises depuis la hausse des cotisations patronales à la sécurité sociale, et que les PME se tournent de plus en plus vers l’IA pour préserver leurs marges et améliorer leur productivité. Cette évolution structurelle sera déterminante pour la croissance et le marché du travail.
« La politique monétaire ne peut à elle seule redresser la situation économique. Comme l’indique notre récent rapport Delivering Growth, chaque décision gouvernementale doit être évaluée à l’aune d’un seul critère de croissance : va-t-elle réellement inciter les entreprises à investir, à se développer ou à exporter davantage ? »
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Source : https://www.britishchambers.org.uk/

