
- La proportion d’entreprises faisant état d’une hausse de leurs commandes à l’exportation s’établit à 25 % au premier trimestre 2026, contre 31 % au deuxième trimestre 2018.
- On observe un écart important selon la taille des entreprises : 23 % des PME signalent une augmentation de leurs commandes, contre 38 % des grandes entreprises.
- Les exportateurs de services semblent également en difficulté, 23 % d’entre eux faisant état d’une augmentation des commandes, contre 29 % pour les industriels.
Une nouvelle étude menée par l’unité Insights de la Chambre de commerce britannique (BCC), auprès de plus de 2 000 exportateurs, montre que ceux-ci continuaient à peiner avant les perturbations causées par la guerre en Iran.
L’enquête, menée entre le lundi 9 février et le lundi 9 mars, a révélé que, dans l’ensemble, 25 % des exportateurs ont signalé une augmentation de leurs commandes à l’exportation, tandis que 23 % ont signalé une baisse et 52 % n’ont signalé aucun changement. Il s’agit d’une amélioration par rapport au quatrième trimestre 2025, où 21 % avaient signalé une augmentation des commandes, 28 % une baisse et 50 % aucun changement. Cependant, les micro-exportateurs de moins de 10 salariés s’en sortent moins bien : seuls 18 % ont signalé une augmentation des commandes à l’exportation au premier trimestre (17 % au quatrième trimestre), 26 % ont signalé une baisse et 56 % n’ont signalé aucun changement. En revanche, 38 % des grands exportateurs, comptant plus de 250 employés, ont constaté une hausse de leurs commandes à l’étranger (39 % au quatrième trimestre), 12 % ont signalé une baisse et 50 % ont déclaré n’avoir constaté aucun changement. La situation est très différente de celle qui prévalait avant le Brexit, la Covid, la guerre en Ukraine, les droits de douane américains et d’autres perturbations géopolitiques. Au deuxième trimestre 2018, 31 % de l’ensemble des entreprises avaient enregistré une hausse de leurs commandes et 14 % une baisse.
William Bain, responsable de la politique commerciale à la BCC, a déclaré : « Ces résultats sont décourageants, d’autant plus qu’ils ont été recueillis pour l’essentiel avant que les répercussions du conflit au Moyen-Orient ne commencent à se faire sentir. Il est également préoccupant de constater que nos entreprises de services, qui ont été le principal moteur de la croissance de nos exportations ces dernières années, semblent elles aussi faire face à des difficultés croissantes. Mais c’est précisément le moment où nous devons redoubler d’efforts pour développer les exportations et impliquer davantage d’entreprises britanniques dans cette lutte. Adopter une approche isolationniste et renoncer aux principes d’un commerce équitable et ouvert serait une grave erreur. Le gouvernement pourrait prendre un certain nombre de mesures pour aider les petites entreprises à commercer à l’étranger. Avant tout, il doit renforcer le soutien à l’exportation et mettre davantage de procédures commerciales en ligne afin de simplifier les démarches administratives. Il faudrait également accorder la priorité à la réalisation de progrès concrets concernant la réinitialisation des relations avec l’UE et d’autres accords commerciaux et sectoriels. Cela implique d’accélérer les progrès sur les accords entre l’UE et le Royaume-Uni relatifs aux exportations de produits alimentaires et de boissons, de convenir d’un programme d’expérience pour les jeunes, de réintégrer le marché de l’électricité et de relier les systèmes de l’UE et du Royaume-Uni en matière d’émissions de gaz à effet de serre. »
Plus d’informations : https://www.britishchambers.org.uk

